Le Doubs voyage


La source du Doubs # 1
A Mouthe, village au cœur du massif du Jura, situé dans le département du Doubs, région Franche-Comté. A une altitude de 937 m, le Doubs jaillit de son siphon de 55 m et commence son voyage. C’est une rivière impétueuse, indécise et imprévisible, qui va parcourir 453 km jusqu’à sa disparition dans la Saône, parcourt qui dessine un M.




La source du Doubs # 2
Les premiers pas du Doubs à travers les pins sylvestres et les épicéas de Mouthe





En allant vers Sarrageois : vue sur le Doubs après avoir quitté Mouthe en allant à Sarrageois





Pontalier, à la recherche de l’ancienne usine de Pernod, désormais Nestlé. 
En ville, on me raconta qu’en 1901, l’usine Pernod brula et que ses cuves d’anis furent vidées dans le Doubs. Quelques jours plus tard, la Loue, affluent du Doubs sentait l’absinthe et révéla qu’elle en était sa résurgence.





Défilé Entre-Roche. La route longe le Doubs et je découvre un véritable canyon creusé par le Doubs, situé entre Ville du Pont (Montbenoît) et Morteau. La rivière serpente entre deux parois rocheuses escarpées et creusées de plusieurs cavernes, dont la grotte du trésor. La légende raconte qu’au fond de cette grotte se cache un important trésor, butin d’une bande de voleurs, gardé par une Vouivre.





Arrivée à Morteau, ville horlogère et gourmande, située à seulement 10 km de la Suisse.
Le Doubs y est plus calme et il creuse de nombreux méandres.
Morteau vient de « Mortua Aqua », qui veut dire eau morte, dormante.





Le saut du Doubs : le Doubs continue sa route paresseusement et se mêle à des lacs : le lac de Chaillexon, puis celui des Brenets. A ce stade de son parcours, il devient la frontière franco-suisse et forme des bassins paisibles – dernier repentir avant son sublime saut de 27 m. pour rejoindre le fond de la gorge.
Maison-Monsieur : la gorge s’élargie et le Doubs se remet à flâner. Le long des berges, des nénuphars recouvrent sa surface : c’est une invitation à s’assoir dans l’herbe fraiche, un appel à la contemplation. Dans cet univers végétal dense, je découvre au loin l’auberge, ancienne cabane de péages : la « Maison à Monsieur » comme on l’appelait au XVI ème siècle, point de passage entre le Comté de Neuchâtel, la Franche-Comté et le pays de Montbéliard.





Biaufond : vue sur le pont de Biaufond, qui enjambe le Doubs et relie le village suisse de Biaufond et la commune française de Fournet-Blancheroche. Jadis, les évêchés de Bâle, Besançon et Lausanne se rencontraient au beau milieu de la rivière, là où on peut voir encore une borne émergente baptisée “borne des Trois Evêchés”





Sur la route de Biaufond, direction la Goule : la route s’éloigne du Doubs pour mieux le surplomber. Le panorama sur le bief est extraordinaire et je dois l’avouer d’une beauté picturale qui m’émeut





La Goule (côté suisse) – le Bief d’Etoz (côté français) :
vue du pont qui relie la Goule et le bief d’Etoz. Définition d’un bief selon le Larousse : canal qui sert à conduire les eaux à la roue d’un moulin, également, Secteur d’un cours d’eau compris entre deux chutes ou deux rapides successifs





Vue sur Goumois, village franco-suisse.
Dans tout ce vert, de cette végétation dense et dominante, il est difficile d’imaginer des verreries, des scieries, des moulins qui ont aujourd’hui disparus. Juste avant Goumois (à Theusseret), il parait qu’on peut y découvrir quelques vestiges.





Clairbief : le Doubs n’est plus la frontière commune entre la Suisse et la France.
C’est ici qu’il entre en Suisse et forme le Clos du Doubs. Clairbief, c’est aussi une réserve, la première achetée par Pro Natura Jura : la faune et la flore de la rivière ont repris leur droit, là où les berges du Doubs étaient intensivement cultivées.





Soubey : découverte du village suisse de Soubey : paisible commune essentiellement agricole, encore aujourd’hui, bordé par le Doubs. Cette vallée du clos du Doubs semble si bucolique : elle nous inspire le droit à la paresse à l’ombre d’un chêne.





Tariche, en allant vers Saint-Ursanne : il vient tout juste de s’arrêter de pleuvoir : un orage d’été que la nature réclamait avec avidité. Le noir des troncs des arbres est si profond : ils deviennent des ombres sur un décors de brume.





Vue sur Saint-Ursanne,
la perle médiévale du clos du Doubs, qui borde les rives du Doubs. Je découvre sa collégiale romano-gothique, ses rues pavées, la porte Saint-Jean et son pont où trône la statue de St-Jean de Népomucène. A tout cela, s’entremêle un passé industriel important : les anciens fours à chaux mais aussi l’ancienne Usine d’estampage et fonderie Thécla (dans laquelle un nouvelle avenir se dessine après dépollution : des logements dans ces bâtiments classés).





Entre les deux Saints : sur la route de Saint-Ursanne (Suisse) pour aller à Saint-Hippolyte (France) : pêcheur solitaire dans la brume, petit point noir immobile et patient.





Saint-Hippolyte : vue sur le pont de Saint-Hippolyte, avec en arrière-plan le couvent des Ursulines – une pierre gravée, encastrée dans la façade, témoigne de la pose de la première pierre le 13 Mai 1700. Les Ursulines qui se consacraient à l’éducation des jeunes filles avaient enfin leur bâtiment





Saint-Hippolyte : les sentiers des environs me plonge dans un paradis de vert et de bleu à la confluence du Doubs et du Dessoubre. Je rencontre pécheurs de truites, d’ombres et quelques randonneurs comme moi.





Pont-de-Roide : rive gauche du Doubs, vue sur les anciens ateliers de l’usine de transformation des métaux et de petite métallurgie : Peugeot Aînés et Jackson Frères dans un premier temps, puis Peugeot et Cie, et actuellement Aperam (production de feuillards en inox spéciaux).





Pont-de-Roide : rive droite du Doubs, plage de Pont-de-Roide et ses baigneurs qui après avoir plongé, posent pour moi. Ils sont déçus de ne pouvoir découvrir leur photo : ma chambre SpeedGraphic n’a pas cette option.





Pont-de-Roide : rive droite du Doubs, ancienne usine Peugeot, désormais une centrale hydroélectrique, ateliers municipaux et logements





Mandeure : clocher de l’église Saint Martin et cheminée de l’usine de papier : usine de pâte à papier Paravicini-Maillard dès 1871, puis usine de papeterie de la société Grellinger, actuellement Papeterie de Mandeure.





Voujeaucour : le Doubs et le canal du Rhône au Rhin : canal français qui relie la Saône, affluent navigable du Rhône, au Rhin, par la vallée du Doubs et son prolongement en Haute Alsace jusqu’à Niffer sur le Rhin, un autre prolongement rejoignant Strasbourg par la canalisation de l’Ill.





L’Isle-sur-le-Doubs : vue sur ce qu’il reste des anciennes forges. Selon le site « Patrimoine en Bourgogne Franche-Comté », les bâtiments, désaffectés, ont été achetés par la commune en 1984. Laissés sans entretien, ils ont été démolis en 1997, à l’exception de l’atelier construit en 1911 et de la base de la tour d’entrée du château, pour laisser place à un parc.





Ougney-Douvot : pont de Ougney-les-Champs, un des 4 hameaux d’Ougney-Douvot, sur la rive droite du Doubs. La rivière est bordée par d’incroyables et majestueux peupliers.





Laissey :Vue sur la vallée et productions sylvicoles à Laissey





Besançon : brume d’été sur le Doubs, au pied de la citadelle de Vauban





Thoraise : l’insolite percée de Thoraise (1810), tunnel qui permet aux bateaux d’éviter un long méandre du Doubs





Ranchot : halte fluviale à l’aube où le Doubs et le canal du Rhône au Rhin se rencontre.





Dôle : ancien pont roman de Dôle détruit par une crue au XVIIIème, qui servait également de péage





A l’entrée de Verdun-sur-Doubs : les silos de la Coopérative Agricole et Viticole Bourgogne du Sud, au bord du Doubs. La rivière rejoindra bientôt la Saône.





Verdun-sur-Doubs : le Doubs finit sa course et se jette dans la Saône. Le périple en forme de « M » se termine.